
L’exploitation des ressources non-ligneuses de ces forêts, mais aussi la cueillette et la commercialisation de ces orchidées, au niveau des marchés locaux, par les populations des villages, constituent également une menace importante pour ces plantes qui occupent une place centrale dans le patrimoine de biodiversité du Laos (une étude venant démontrer l’importance de ces espèces d’orchidées sauvages a été réalisée par une chercheur de l’Université nationale du Laos (UNL) dans le cadre du projet PDDP à Phongsaly). Une étude similaire a été réalisée dans la région de Nakai (NTPC2) par le labo de botanique en Aout 2006. Inventaire, identification, classification.
Ce projet intègre également un volet d’activité orienté vers la reconversion des villageois cueilleurs en salariés de l’entreprise et/ou en prestataires de services pour la « gestion » de pépinières installées dans les villages (reconversion / création de nouveaux métiers horticoles). Ce projet (Cf. détail des activités plus bas) repose donc sur un double partenariat :
- Public – privé, entre l’Université Nationale du Laos (UNL) – Laboratoire de Botanique et la société Vientiane Orchidées ce partenariat porte sur les aspects liés à l’identification, la sélection et la multiplication par bouturage et In-Viro des orchidées. L’entreprise Vientiane Orchidées achète, à moindre prix, les plantules produites par le laboratoire de l’UNL, obtient l’exclusivité de la recherche et de la fourniture de ces plants et, en contrepartie, reverse une partie de son bénéfice (5%) au laboratoire. Vientiane Orchidée se charge alors de la mise en pépinière des plantules, de leur entretien, ainsi que de leur mise sur le marché ;
- Privé – privé, entre l’entreprise Vientiane Orchidées et les habitants des villages pratiquant la cueillette des orchidées sauvages pour la commercialisation (illégale) . Ce partenariat repose sur le développement de relations contractuelles entre l’entreprise et les habitants de ces villages, sous la forme de création d’emploi au sein de l’entreprise pour l’entretien des pépinières ,mais aussi pour l’installation de ce type d’équipements au niveau des villages pour le développement d’une activité de pépiniériste in situ (les plants seraient alors achetés aux villageois par l’entreprise). Cette relation de partenariat, en cours de mise en œuvre, repose sur un cahier des charges dont le point central est l’abandon de la pratique de cueillette des orchidées en milieu naturel et de protection de la biodiversité.
Nous voudrions procurer, grâce a cette culture, des revenues réguliers et durables, sans atteintes a la biodiversité, favorisant ainsi un développent socio-économique durable.
Un autre aspect du développement est de créer des activités parallèles comme un trekking à la découverte des orchidées et de leur habitat .Cette activité procure un revenu de remplacement au commerce illégal des orchidées, par exemple, guide, cuisine, hébergement.


